musikmania.net > paroles > dark sanctuary > de lumière et d'obscurité (2000)

DE LUMIÈRE ET D'OBSCURITÉ

Je suis si seul et il fait si froid ici
Les lacs des cieux me gardent prisonnier
Une cellule d'où la lumière est bannie
Je ne suis plus un homme ici, je suis un ange ici.

Depuis 1000 ans je regarde son visage
Ces larmes de glace sont maintenant les siennes
L'amour interdit que je porte pour cette femme
Me fait désormais prisonnier des ténèbres.

Je ne suis plus aujourd'hui qu'un ange triste
Seul, amoureux de la mère de l'humanité
Comment le comprendre dans la pureté de mon âme
mais comment regretter un amour si profond pour cette femme.

Par delà les brumes j'ai perçu des murailles
Et le visage de la mort sur son épaule
Par delà les terres j'ai vu mes funérailles
Et mon corps se reposer en de tristes sols.

LE PARADIS NOIR

Le sol a glissé sous mes pas
Je marche dans l'obscurité
Cette nuit, a sonné le glas
Où je pleurerai pour l'éternité.

C'est cet endroit nommé le paradis
Qui me délaisse dans le noir
C'est ce dieu qui m'a maudit
Qui me remplit de désespoir.

Les moines de ténébreuses pierres
M'ont condamné pour un crime
Mais je pourrai traverser les enfers
Pour Marie, te revoir dans les cimes.

Pourquoi marcher dans l'obscurité
Quand je suis un ange blanc
Je souhaiterais être vivant
Et ne plus être l'ange damné.

RÊVE MORTUAIRE

Dors, dors, petit ange, et rêve de la mort
Dors, dors, petit ange, demain tu seras mort
Dors, dors, petit ange, demain tu ne vivras pas
Dors, dors, petit ange, demain je serai là
Dors, dors, petit ange, dors et rêve de moi.

CET ENFER AU PARADIS

Je ne sais que faire de cette vie
Dans cet enfer au paradis,

J'ai perdu mes ailes et ma liberté
A cause de celle que j'ai tant t'aimé,

Des larmes de glace sont comme des espoirs
Lentement ils s'effacent de ma mémoire,

J'aurais tant voulu ne jamais exister
Ni jamais avoir cru pouvoir aimer,

J'ai tant de haine contre ceux qui ont
Créé mes peines et mes passions,

Je crie de douleur, j'ai mal et j'ai peur
J'aimerais tant pouvoir encore la revoir,

J'ai beau crier, elle ne m'entend pas
J'ai beau pleurer, elle ne m'aimera pas.

LA CHUTE DE L'ANGE

Une lueur scintille dans la nuit
Et l'ange tombe du haut des cieux
Les ailes déchirées par son dieu
Une goutte de plus parmi les pluies.

Son corps a traversé les nuages
Pour atterrir sur terre, tremblant
D'un ange, il ne reste plus que le visage
La pureté de son teint blanc.

L'homme pauvre sera attristé
Mais du paradis est venue la haine
Il ne reste plus, sur son visage blême
Que malheurs et souffrances ignorés.

"Je voudrais dormir une dernière fois
Oublier ma douleur et Marie
Déjà je sens naître de la mort l'ennui
Mais des autres mondes j'ai perdu la foi".

AU MILIEU DES SÉPULTURES

La tristesse éternelle d'un ange sur la terre
De grandes fontaines de larmes coulant à l'infini
Les yeux noirs de cet être, fixant la pierre
Tombée d'une sculpture durant la nuit.

L'enfer a doucement touché notre sol
Mais de la mort il est si las
Que même le paradis le désole
Mourir pour cet empire de glace ?

De roses est recouvert le tombeau
Que foulera l'ange mélancolique
Sa main encore posée sur le berceau
De sa triste sculpture idyllique.

ORDRE ET DÉCADENCE

Libera me, de morte aeterna, in die illa tremenda
Quando caeli movendi, sunt et terra, dum veneria
Judicare saeculum per ignem, tremens factum sum ego et timeo
Dum discussio vererit, atque ventura ira
Ad te, omnis caro veniet, Eleison, rew miseriae, Eleison
Dominus deus Sabaoth, Eleison, ad te, omnis caro veniet, Eleison
Libera me, de morte aeterna, in die illa tremenda
Quando caeli movendi, sunt et terra, dum veneria.

LES ENTRAILLES DE CE PURGATOIRE

Des milliers d'âmes tombent du ciel
Et les vies et les morts se mélangent
La terre s'est ouverte de part le cimetière
Ébranlant les croix et les sépultures.

Les deux armées se sont unis par le feu
Au milieu des brumes et des vents
Faisant ainsi vaciller le monde
Détruisant la vie et gavant la mort.

Les corps tombent du ciel
De sang chaud encore ruisselant
Comme pour nourrir la terre
Affamée par tant de haine.

De ces deux magnifiques royaumes
Personne ne viendra fêter la victoire
Les anges et les démons sont morts
Dans les entrailles de ce purgatoire.

FUNÉRAILLES

Le froid envahit sa pauvre âme
Quand sa tombe se referme sur lui
La sculpture aux regards infâmes
Ferme les yeux, saluant minuit.

Aujourd'hui est mort le paradis
Dans ce cimetière triste et si brumeux
Sous le pâle visage de Marie
En écoutant ce chant miséricordieux.