musikmania.net > paroles > cox > belle journée (2000)

REFAIRE LE MONDE

Quand dehors il fait trop froid
Quand le ciel est au plus bas
Je reste à refaire le monde
Et j’attends qu’on me réponde
Quand la chaleur me fait froid
Quand la ville ne s’éclaire pas
Qu’autour de nous tout s’effondre
Que la lumière devient sombre

Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire
Je reste à refaire
Je reste à refaire le monde

Quand les murs ne tombent pas
Quand les gens n’ont plus le droit
Qu’on se met à tout confondre
Moi je reste à refaire le monde
Et même si je reste seul
Derrière mon masque d’idole
J’irai chercher tout en bas
Ce que personne ne voit
Je reste, je reste …

Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire le monde
Je reste à refaire
Je reste à refaire
Je reste à refaire le monde

Et j’attends qu’on me réponde
Je reste à refaire le monde

AU SIGNAL

Plus rien, plus rien ne nous retient
J’ai réconcilié le soleil
Et la mer n’est plus pareille
Et j’en passe, les gens passent à côté
Et j’en passe, le temps passe à côté, côté

Au signal, je suis prêt
Au signal, je m’en vais

Plus rien, plus rien ne nous retient
J’ai soufflé mon happy birthday
Et le ciel n’est plus pareil
Et j’en passe, j’en passe, les gens passent à côté

Au signal, je suis prêt
Au signal, je m’en vais

Je suis à proximité
Laissez moi me détacher
Je ne passerai pas à coté

Au signal, je suis prêt
Au signal, je m’en vais

À CHACUN SON TEMPS

Chacun vit avec son temps
On raisonne en époque
On court tous après l’instant
Qui pourra marquer un stop

Mais ce qui est sûr
Le vent traverse les murs

A chacun son temps
A chacun son époque
Il faut trouver l’important
Avant que les gens se moquent

Chacun s’invente une vie
On s’adapte à présent
On s’organise des envies
Notre quotidien en dépend

Mais ce qui est sûr
Le vent traverse les murs

A chacun son temps
A chacun son époque
Il faut trouver l’important
Avant que les gens se moquent

Chacun vit avec son temps
Notre vision en est fonction
On y exerce tous nos sens
Justifiant nos positions
A chacun son temps
A chacun son époque
Il faut trouver l’important
Avant que les gens se moquent

JE PRENDS JE LÂCHE

Va t’en
J’ai fini
De jouer avec toi
J’ai pris
Du plaisir
On en reste là
Séparés
Un jour c’est tout
Un jour c’est rien
L’ ambivalence me va si bien

Je prends, je lâche
Je ne veux pas de liens
Aucune attache
Même si j’en ai besoin

Fini l’adhésif
Je ne colle pas
Tous les compromis
Ne suffisent pas
Séparés
C’est pareil x2

Je prends, je lâche
Je ne veux pas de liens
Aucune attache
Même si j’en ai besoin

VOIR AILLEURS

Il est encore temps
D’aller voir ailleurs
Changer l’air du temps
Changer d’intérieur
Pourtant le décor est le même
Toujours le même
Je m’en détache quand même
Les gens, les murs
Les yeux n’ont pas échappé à l ‘usure

Quoi que je fasse
J’nai pas de place
Dans votre espace
Je cherche ma place

Il est encore temps
D’aller voir ailleurs
Choisir l’océan
Pour ses profondeurs
Pourtant le décor est le même
Toujours le même
Je m’en détache quand même
La mer, les cieux
Les couleurs ne changent
Rien à mes yeux

Quoi que je fasse
J’nai pas de place
Dans votre espace
Je cherche ma place

Il est encore temps
D’aller voir ailleurs
J’irai maintenant
Où il fait meilleur
Pourtant le décor est le même
Toujours le même
Je m’en détache quand même
J’avance sûrement
Je finirai par trouver l’important

Quoi que je fasse
J’nai pas de place
Dans votre espace
Je cherche ma place
Quoique je fasse x4

AU LEVER DU JOUR

J’attends que la nuit se passe
Pour enfin laisser aller
Sans que personne ne le sache
Je pourrais m’abandonner
Je pourrais m’abandonner

Au lever du jour
Le vie me tourne autour
Au lever du jour
Le vie me tourne autour

Une sensation d’ivresse
Douceur et légèreté
Je me prépare, rien ne presse
Je sais que je partirai

Au lever du jour
Le vie me tourne autour
Au lever du jour
Le vie me tourne autour

Rien ne m’attend ici bas
Tout peut s’arrêter pour moi

Au lever du jour
Le vie me tourne autour
Au lever du jour
Le vie me tourne autour

LA VIE ABSOLUE

Quand tout est mort
Que le destin a pris le pas
Sur l’envie qui nous ronge
Quand la parole n’existe plus
Et que les yeux se noient dans le songe
Quand la vertu n’a plus de force
Et que l’eau coule dans les tombes
Quand l’ombre tombe sur les savants finis
Qui tiennent dans leurs mains une bombe

Il ne reste rien
La terre a disparu
Je ne crains plus rien
La vie absolue

Quand l’éternel n’est plus en vogue
Que le crime vit à la seconde
Quand les visions fondent en larmes
Sous une lumière de plomb
Que l’insolence hurle à la mort
Et se cache à l’abri du monde
Quand les gens dansent au rythme des cris
Et ne voient rien à la ronde

Il ne reste rien
La terre a disparu
Je ne crains plus rien
La vie absolue

BELLE JOURNÉE

C’est une belle journée
Pour mourir
J’ai tout planifié
Je peux en finir
Même si vous pleurez
Ne cachez pas votre plaisir
De me voir tirer
La foule est en délire

C’est une belle journée
C’est une belle journée
C’est une belle journée
Pour mourir

C’est une belle journée
Pour partir
Il vaut mieux tout arrêter
Que reste à souffrir
Tout est organisé
Je suis dans la ligne de mire
Je n’veux plus pleurer
Evitez moi le pire

C’est une belle journée
C’est une belle journée
Pour mourir

J n’veux plus mourir
Maintenant j’ai sommeil
Je préfère me dire
La nuit porte conseil

CAPSULE

Dehors, un peu de lumière
Dedans, pas grand chose à faire
Sortir pour voir la misère
Rester fumer le désert
Dehors, la vie s’accélère
Dedans, les nuages m’enterrent
Sortir pour y voir plus clair
Rester noyé dans l’amer

Dehors je me sens si seul
Je m’isole
A l’intérieur ma capsule
Me console

Dehors je ne m’aventure pas
Dedans un peu de chaleur
Même si je suis à l’étroit
J’aurais mon quart d’heure de bonheur
Seulement une petite pilule
Qui me protège et m’allume
Quand tout se met à trembler
Dans ma tête, dans ma tête

Dehors je me sens si seul
Je m’isole
A l’intérieur ma capsule
Me console

La nuit va bientôt tomber
Je vais rester allongé
Histoire de mieux supporter
La chute du bonheur avalé

Dehors je me sens si seul
Je m’isole
A l’intérieur ma capsule
Me console
Je m’isole x4

LE CYCLE ÉTERNEL

J’ouvre les yeux, je pleure un peu
Les gens sourient ils sont heureux
Je marche mieux, j’ouvre des livres
Je pleure souvent, pour me faire vivre
J’ai des amis, je compte sur eux
J’apprends les livres, c’est ennuyeux
J’ai des envies, j’atteins les cieux
Je cherche à vivre comme je veux
Mais les gens disent, je dois faire comme eux
Je tourne en rond, j’nai plus de dieu
Je perds mon temps, je me fais vieux
Je suis amer, je vous en veux
Je trouve le temps bien ennuyeux
J’attends la fin, j’nai plus mes yeux

A Marie Rose

LES ANGES

Au cœur de l’étincelle qui nous suit
La chaleur nous appelle et nous fuit
Le temps à tire d’ailes s’évanouit
C’est un jeu intemporel que l’on vit

Mais il faut pourtant croire
Ce que même les anges oublient
Continuer de rêver à l’espoir qui
Nous emmène à l’infini

Un éclat de lumière, un esprit
De l’amour éphémère en sursis
On passe, un peu trop fier, les non-dits
La mémoire coûte cher si l’on prie

Mais il faut pourtant croire
Ce que même les anges oublient
Continuer de rêver à l’espoir qui
Nous emmène à l’infini

A l’avenir fermons les yeux
Pour mieux se dire le peu
Qu’il nous reste

Mais il faut pourtant croire
Ce que même les anges oublient
Continuer de rêver à l’espoir qui
Nous emmène à l’infini

Mais il faut pourtant croire
Ce que même les anges oublient
Continuer de rêver à l’espoir qui
Nous emmène à l’infini

COMME UN CHIEN

Hasso, fait le mort
Montre aux autres que tu es fort
Assis sur le fauteuil
Montre aux autres comment tu dors
D’un œil
Hasso n’a pas peur
Il fonctionne aux odeurs
Hasso marche au pas
Reste à côté de moi d’accord

Comme un chien
Je ne pense plus à rien
Comme un chien
Je suis l’être humain

Hasso noir et blanc
Il ne rêve qu’en couleur
Hasso montre ses dents
Il ne sait pas ce qu’est la douleur

Comme un chien
Je ne pense plus à rien
Comme un chien
Je suis l’être humain

Dans mes yeux tout est flou
Je vois le monde à genoux
Dans ma tête tout résonne
Mes oreilles entendent tout
Je suis le meilleur ami de l’homme

Comme un chien
Je ne pense plus à rien
Comme un chien
Je suis l’être humain

Comme un chien
Je ne pense plus à rien
Comme un chien
Je suis l’être humain

SANS S’ABIMER

Accroche, décroche les mots
Se collent, au corps, à la peau

Je me soigne à l’idée
Qu’un beau jour tu pourrais

Panser toutes mes blessures
Mes cicatrices saturent

Je me soigne à l’idée
Qu’un beau jour tu pourrais

Guérir, ne plus penser
Aux plaies que tu m’as signées

Je me soigne à l’idée
Qu’un beau jour tu pourrais

S‘aimer sans s’abîmer