musikmania.net > paroles > cox > rien à perdre (2003)

ET APRÈS

D’accord on dit bonjour
D’accord on dit merci
D’accord on dit pardon
On fait ce qu’on nous dit
Et puis on applaudit encore

On le fait, et après et après
On le fait, et après et après

D’accord faire des études
D’accord faire des efforts
Courir, après l’argent
Courir perdre son temps
Se battre pour être les plus forts

On le fait, et après et après
On le fait et après et après

D’accord une vie sans histoire
On fait semblant d’y croire
Peut on y croire encore

On le fait et après et après
On s’y fait et après et après

D’accord je ne suis pas d’accord
Je veux pouvoir encore
Décider de mon sort
Vivre avant d’être mort
Vivre avant d’être mort et alors

On le fait et après et après
On le fait et après et après

LAISSEZ-MOI PARTIR

Je me vois tomber
Sans me retenir
Je me vois voler
Le temps d’un soupir
Je me vois pleurer
Ca me fait sourire

Je n’ai pas peur de mourir
Je vous laisse l’avenir
Je ne veux plus vivre ici
Laissez moi partir
Laissez moi partir

Je ne vois plus rien
Aucun souvenir
Qu’une vie de chien
Sans aucun plaisir
Laissez moi crever
Je veux en finir

Je n’ai pas peur de mourir
Je vous laisse l’avenir
Je ne veux plus vivre ici
Laissez moi partir
Laissez moi partir

Je me vois tomber
Sans me retenir
Laissez moi crever
Je veux en finir

Je n’ai pas peur de mourir
Je vous laisse l’avenir
Je ne veux plus vivre ici
Laissez moi partir
Laissez moi partir
Laissez moi partir
Laissez moi partir
Laissez moi partir
Laissez moi partir

RIEN À PERDRE

Imagine
Notre monde
Ce qu’il pourrait devenir
Pour une heure, une seconde
Si c’est nous notre avenir
Peut on faire ce qu’on peut dire

Puisqu’on n’a rien a perdre
Puisqu’ on a tout le temps
Plutôt que laisser faire
Faisons le maintenant

Essaie juste
Un instant
D’aller voir un peu plus loin
Ne pas vivre si souvent
Des histoires sans lendemain
Qui ne tente rien n’a rien

Puisqu’on n’a rien a perdre
Puisqu’ on a tout le temps
Plutôt que laisser faire
Faisons le maintenant

Ne pas se dire qu’on aurait pu
Ne pas se dire si j’avais su
Ne pas se dire c’est peine perdue

Puisqu’on n’a rien a perdre
Puisqu’ on a tout le temps
Plutôt que laisser faire
Faisons le maintenant
Puisqu’on n’a rien a perdre
Puisqu’ on a tout le temps
Plutôt que laisser faire
Faisons le maintenant

JE VEUX VIVRE

J’me fais du mal à m’faire du bien
Je me détruis par tous les moyens
Je tues le temps
Je m’évade comme je peux

Je me défonce, je me dépense
En m’excitant dans tous les sens
La nuit, l’alcool
Le son décollent ma tête

Je veux vivre comme je veux
Je peux même me dire, je suis heureux
Même si cette vie la, ne me mène a rien
Ca me mènera jusqu'à demain

J’me fais du mal a l’intérieur
Je garde au fond toutes mes douleurs
Je ne dis rien
Je garde ça pour moi

Un dernier verre, un somnifère
Pour oublier ce que je traîne
J’voudrais tellement
Te dire combien je t’aime

Je veux vivre comme je veux
Je peux même me dire, je suis heureux
Même si cette vie la, ne me mène a rien
Ca me mènera jusqu'à demain
Je veux vivre comme je veux
Je peux même me dire, je suis heureux
Même si cette vie la, ne me mène a rien
Ca me mènera jusqu'à demain

ÉPHÉMÈRE

De l’air qu’on respire
A l’eau des rivières
Du froid qui sévit
A la chaleur de la terre
Des larmes au sourire
On ne possède rien
Des coups durs au plaisir
On n’est maître de rien

Tout est si fragile,
Ephémère
La vie sur un fil,
Ephémère

Lumière facile
Electricité
Un battement de cils
La vie en gris foncé
Des la violence des cris
Aux douceurs du péché
Du bruit des conflits
Au silence de la paix

Tout est si fragile,
Ephémère
La vie sur un fil,
Ephémère

Tout est si fragile,
Ephémère
La vie sur un fil,
Ephémère

DES HOMMES DE PASSAGE

Je revois ton visage au loin
Je revois ton image qui me tient
Nous ne sommes que des hommes de passage

Je revois ces chiens fous
Ce que je vois, ce que je vois c’est nous
Nous ne sommes que des hommes des hommes de passage
Comme l’éclair, comme l’éclair d’un orage

Je t’appelais, je t’appelais

Il y a des fois ou la lumière s’éteint
Il y a des fois, il y a des fois
Où l’on n’y peut rien

Nous ne sommes que des hommes des hommes de passage
Comme l’éclair, comme l’éclair d’un orage

Je t’appelais, je t’appelais
Je t’appelais, tu t’appelais

Adrien

Je t’appelais, je t’appelais
Je t’appelais, je t’appelais

L’ÉTRANGER

Encore une nuit de passée
A me demander qui je suis
Encore me sentir étranger
Dans ce pays qui est le mien
Moi qui reste le fils d’ouvrier
Le fils de ceux qu’on a appelé
Quand il fallait tout reconstruire
De la main d’œuvre pour l’avenir

Regarde moi, regarde moi
Je n’suis pas l’étranger que tu vois
Comme toi, comme toi je veux vivre
Moi aussi, je suis né ici

Encore essayer d’exister
J’en prends tellement plein la gueule
Combien de temps pour imposer
Ma couleur, mon identité

Regarde moi, regarde moi
Je n’suis pas l’étranger que tu vois
Comme toi, comme toi je veux vivre
Moi aussi, je suis né ici

Regarde moi
Regarde toi

Regarde moi, regarde moi
Je n’suis pas l’étranger que tu vois
Comme toi, comme toi je veux vivre
Moi aussi, je suis né ici

TUE-MOI

Un goût de métal qui me monte à la bouche
Comme une balle que tu tires qui me touches
La douleur ne me quitte pas
Je ne te laisse pas le choix

Tue moi, tue moi
Mon amour, mon amour
Sauve moi, tue moi
Pour qu’enfin je ne sente plus rien

Des mots qui me font mal, qui me collent à la peau
Comme une lame, un couteau dans le dos
Si tu tires un trait sur moi
Je ne le supporterais pas

Tue moi, tue moi
Mon amour, mon amour
Sauve moi, tue moi
Pour qu’enfin je ne sente plus rien

Tue moi, tue moi
Mon amour, mon amour
Sauve moi, tue moi
Pour qu’enfin je ne sente plus rien

Tue moi
Tue moi
Sauve moi
Pour qu’enfin je ne sente plus rien

SANG MILITANT

Peux tu me réveiller
J’ai dû perdre conscience
Le monde peut s’écrouler
Je n’sais plus le défendre
La planète se défait
Je la regarde se fendre
Peux tu me réveiller
J’n’y arrive pas seul

Il faudrait que tu me donne
Quand la force m’abandonne
Un peu de sang militant
Un peu de sentiments

Peux tu me réveiller
J’ai dû perdre conscience
Les images encadrées
Influencent tous mes sens
Je ne sais plus penser
Penser sans référence
Peux tu me réveiller
J’n’y arrive pas seul

Il faudrait que tu me donne
Quand la force m’abandonne
Un peu de sang militant
Un peu de sentiments

Je ne veux plus penser
Penser sous influence
Je ne veux plus entrer
Entrer dans votre danse
Je veux me réveiller
Aide moi …

Il faudrait que tu me donne
Quand la force m’abandonne
Un peu de sang militant
Un peu de sentiments
Il faudrait que tu me donne
Quand la force m’abandonne
Un peu de sang militant
Un peu de sentiments

CONFITURE DE PERLES

De la diversion
Pour oublier l’essentiel
De la dissuasion
A coups de fhash balls dans la gueule

On se fout de vous
On se fout de nous
On se fout de tout

De la poudre aux yeux
Et des sourires pleins la bouche
Ici on n’est pas mieux que du côté de chez Bush

On se fout de vous
On se fout de nous
On se fout de tout
On se fout de vous
On se fout de nous
On se fout de tout

On se fout de vous
On se fout de nous
On se fout de tout
On se fout de vous
On se fout de nous
On se fout de tout

ALICE ( PARADIS SUPERFICIELS )

Alice enchaîne les vices
Elle joue avec la mort
Alice bouge ses fesses
Elle danse sur le dance floor

On dirait qu’elle glisse
On dirait qu’elle s’endort

C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle
C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle

Alice fait des castings
Elle joue avec son corps
Alice aime les shootings
C’est elle l’heroïne

C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle
C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle
C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle
C’est son paradis superficiel
C’est une insomnie mortelle

LES ANARCHISTES

Y’en pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu’en Espagne on ne les comprends pas
Les anarchistes
Ils ont tout ramassés
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu’il peuvent gueuler encore
Ils ont le cœur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l’âme toute rongée
Par des foutues idées
Les anarchistes

Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu’on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux
Les anarchistes

Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pour quoi ?
Avec l’amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l’air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappés si fort
Qu’ils peuvent frapper encore

Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s’il faut commencer par les coups d’pieds au cul
Faudrait pas oublier qu’ca descend dans la rue
Les anarchistes

Ils ont un drapeau noir
En berne sur l’espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l’amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier

Qu’y’en a pas un sur cent et qu’pourtant ils existent
Et qu’ils se tiennent bien bras dessus bras dessous
Joyeux, et c’est pour ça qu’ils sont toujours debout
Les anarchistes